Olga rêve à l’amour souvent. Elle imagine des tas de choses. Une en particulier serait l’amour entre Adam et Eve, une chose si pure, si simple. Elle en frémit. Alors elle imagine ce qu’ils pourraient se dire, dans un petit coin paradisiaque de sa tête, elle met en scène.
 
C’est le matin A et E se réveillent. Fraîche lumière. Calme. Pépiements d’oiseaux.
 
A : « Bonjour étoile du matin, la rosée est-elle assez fraîche pour que l’on s’y baigne ? »
E : « La nuit m’a été douce. La rosée est toujours parfaite pour que l’on s’y baigne. Allons-y »
 
Dans une flaque de rosée
 
E : « As-tu bien dormi ange ? La nuit était belle, parfaite pour les rêves. »
A : « Peut-on s’intéresser à quelque chose d’autre ? La nuit est obscure et reste la nuit. Parlons du jour puisqu’il est là. Nous n’avons pas encore vu toutes les espèces d’animaux. Allons les voir. »
E : « Oui cela pourrait être amusant. Nous pourrions prendre quelques fruits et partir plusieurs jours. »
A : « Bonne idée. Cet endroit devient lassant. On y a déjà tout vu. Puisque les choses ne viennent pas à nous. Allons voir les choses. »
E : « Partons à présent. »
 
 
 
Et c’est toujours la même chose, Olga interrompt sa rêverie un peu amère. Elle se dit que décidément ça doit être bien ennuyeux d’être parfait dans un univers parfait. Elle secoue la tête, bien contente de revenir à la réalité, où l’amour ne ressemble jamais à ces rêveries.
par Arcadius
Mardi 29 janvier 2008
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Impossible de dormir. Elle présage. Ça va être impossible. Oubliée la douce torpeur, le sommeil rêveur auprès des anges, bercée par tous les dieux de la mythologie. La cassure est dépassée, l’ultime barrière franchie. Rien ne l’atténuera, ne l’arrêtera. Trop avancée. Stade de conscience et de réveil élevés. Quelques points douloureux. Bonne diffusion de la chaleur. Légers tremblements par intermittence. Actions névrotiques temporaires. Fantaisies de la pensée passagère. Eclairs d’énervements. Fugaces liaisons de sang. Quelques battements de cœur. Aucun rythme n’apaise calme et endort. Bonne perception du climat extérieur qui influence la température interne. Perdue la notion temporelle. Impatience, quelques gestes trop vifs pour être annonceurs de renouveau. Le courant d’air perdure à l’intérieur en dépit de sa disparition extérieure. Ça reste plus beau à l’envers, rien à faire, c’est mieux lorsqu’on ne comprend rien. D’ailleurs les mots côtes à côtes en toute incohérence sont plus signifiants. De là écrire pour être compris est une cause perdue. Il est toujours sympathique de s’insurger pour les causes perdues, c’est un point de vue stylistique. Une annonce qu’on lit souvent comme de l’amour. Une petite pensée à la gloire pailletée qui se dépasse par l’arrogance sur sac de pomme de terre remplie de chair mais finalement surtout de graisse difforme. Regarder ne permet pas toujours l’aperçu. Tout comme voir ne signifie pas forcément entendre. Autant de signaux, de fusées de détresse, de feux de Bengale envoyés à l’intéressé, outre les cris, pourvu qu’il l’entende. Faut croire pas de fumée sans feu, toujours une chute prévisible pour éviter de perdre les autres. Trop de perte tue la mort. Et sans mort ???

Faute de mouvoir sa masse elle ondule l’esprit. Elle a juste plus froid. Ça n’apporte rien d’équivalent l’équité. Tous partis en voyage en même temps que l’autre. Ça l’inquiète. Elle est capable de se foutre dans la panade, la brandade, la tapenade. Pas du tout un métier pour elle. Après la libération le froid se diffuse mieux, emmagasinement de froid au lieu de chaleur. Ils la regardent comme ça. Ils veulent un froid c’est ça. Elle avait pourtant fait le choix de se mettre près de la fenêtre. Elle se nourrit de caféine au point de recréer un caféier dans son estomac. Et elle ressent le manque. Elle s’éveille au manque. Elle ne sait pas ce que c’est. Juste un manque tout seul et perdu, comme elle. Ce n’est pas grave c’est juste au début, et puis elle cultive la douleur. Finalement elle s’endort sur l’idée que la musique a des bras qui enveloppe sa coquille vide.

par Arcadius
Mardi 22 janvier 2008
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Sale Sommeil, 6NEK, 08

Olga dort d’un sommeil agité. Ses paupières bougent très vite. Elle a quatorze ans. Olga est en train de rêver. La mort l’étrangle, la prend, entre par tous les pores de sa peau. Olga s’éveille dans un sursaut avec le sentiment qu’il n’y a plus rien à faire. Juste l’attendre pendant quarante-huit heures. C’est son tour et c’est comme ça. Olga se dit qu’elle peut rester dans son lit plutôt que de prendre conscience que la vie va suivre son cours sans elle. C’est la fin elle en est sûre. Elle n’a tout à coup plus envie de se projeter dans l’avenir ou d’imaginer un amour qui se terminerait brutalement dans deux jours. Olga n’a plus le temps. Elle décide cependant que passer ses deux derniers jours dans son lit n’est pas forcément le plus intéressant, vu que morte elle sera couchée de toute manière. Olga voit la mort comme un long sommeil inconscient. Elle a quand même une irrépressible envie de pleurer. Les pleurs font partis de la vie alors elle s’accorde quelques minutes pour sangloter sur son futur décès. Mais sitôt qu’elle s’apitoie sur son sort, une surdose d’adrénaline l’a met sur pied dans un vacarme épouvantable. Olga a renversé son lit. Elle ne range pas, à quoi bon pense-t-elle. Elle passe trois heures dans la salle de bain. Ses précieuses heures s’avalent comme du Nutella, pour son plus grand malheur. Elle va au collège. Lorsqu’elle entre en classe, les élèves et le prof restent bouche bée. Pour la première fois elle porte autre chose que ses sempiternels joggings. Une beauté vénusienne est née pour deux jours. Elle prend place sous les regards ébahis. Elle a oublié son mot d’excuse, mais à son avis le prof ne se souvient pas de l’incident. Olga a encore envie de pleurer toutes les larmes de son corps et mourir desséchée lorsqu’elle s’aperçoit que cette heure habituellement interminable, qui doit durer dix siècles, s’écoule sans demander son reste. Durant l’intercours, un groupe se forme autour d’elle. Olga ne veut pas leur parler. Après tout, ils ne lui ont pratiquement jamais adressé la parole. De toute façon à présent elle est elle-même consciente d’être belle et séduisante. Elle s’en fout de cette bande d’hypocrites sournois. Ce qu’elle veut c’est vivre intensément. Mais c’est quoi la vie ? La vraie vie ?

 

« La tragédie de la mort est en ceci qu’elle transforme la vie en destin. »

L’espoir, André Malraux.

par Arcadius
Mardi 15 janvier 2008
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Elle. Elle c’est Olga. Une femme. Elle est tout si peu et tant.
Toute une histoire…
Olga, doux prénom, à faire rouler sur la langue. Olga, elle est le tourbillon et le vide de son O, la lumière et la légèreté de son L, le gâteau et le gloubi-boulga de son G, l’âme et la chance de son A.
Sa vie, elle la souhaite proche des gens. Elle a longtemps cherché comment en faire un travail efficace, qui pourrait lui assurer un certain confort. Elle pense qu’elle a trouvé.
Elle aime l’indigo, (si elle devait choisir, elle prendrait au moins l’arc-en-ciel), et les choses douces en général. Elle aime dormir, ces grands pans d’inconscience la fascinent. Elle veut croire en l’amour. La réalité est parfois le brise-glace de ses émotions. Si peu et déjà tant.
La petite ou la grande vie. La petite et la grande vie. Ses rêves et ses projets. Ses cascades émerveillées, son poil dans la main et ses bonheurs miraculés.
Elle est cette inconnue, qui aurait mérité qu’on s’y attarde. Une inconnue proche et lointaine avec qui on a échangé un regard à peine.
Elle, comme une chanson. Elle aimerait bien, rien qu’une fois, pendant pas longtemps, que tous les gens de la terre voient les étoiles en même temps.
Elle pense que le bonheur est comme un noyau de cerise, caché à l’intérieur. Son petit bonheur et sa laine rouge cachés dans le tiroir des mots. Couvert, entortillé, choyé le petit bonheur ne partira pas.
par Arcadius
Vendredi 11 janvier 2008
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  • : L'histoire d'une jeune femme prise dans le tourbillon de la vie... Rien de plus ordinaire??

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