La porte 26. La clé grince et fait jouer la serrure. Olga a l’estomac et la gorge noués. Elle ne sait plus ce qu’elle fait là. Olga tente. Elle a une totale confiance en Lucas, voire une passion, une admiration pour lui. Elle ne sait plus. Une force impénétrable la pousse ici. Lucas. Il a la voix incroyablement douce.

La porte est difficile à ouvrir et donne assez de temps à Olga pour voir ressurgir son angoisse. Depuis une semaine qu’elle a rencontré Lucas, toutes les histoires possibles tournent dans ses méninges. Craque-t-elle pour lui ? N’est-ce qu’une réminiscence de cette soirée à regarder les étoiles ?

Elle se trouve ridiculement fallacieuse, elle ne sait même plus si elle en a envie. Le souffle court elle halète cherchant désespérément une once de raison en elle.

La porte s’ouvre dans un juron, brusquement happée elle retrouve son souffle.

Lucas est là devant elle, torse nu, à l’aise. Ah les hommes !

L : Il faut que je répare cette foutue porte

O : N’en fait rien, c’est comme un purgatoire avant d’entrer !

 

Bravo la blague Olga. Tombée dans l’eau de son désespoir. Si seulement elle savait ce qu’elle voulait. Peut-être Lucas, un homme bien, respectueux, et pas dragueur. C’est donc à elle de faire le premier pas… Pas facile.

Le jeu de la séduction ! Un truc fascinant. Passé l’âge de 16 ans Olga a compris que cet amusement comporte des règles différentes pour chaque camp. L’objectif en est le même et c’est là, le seul point commun.

Olga est d’un naturel timoré. Elle décide de privilégier le moment présent. Voir où ça la mène toute cette histoire.

Olga, toute à son angoisse se décide à faire appel à un esprit. Elle se décide pour Bob Marley, se rétracte au dernier moment, non il lui faudrait fumer, ça la rend poisseuse. Peut-être un chef indien : bien trop sage et se faire appeler Petite Plume, ce soir, la rendrait agressive. Marie Curie ? Eléonore Roosevelt ? Marylin Monroe ? Elle ne les connaît pas assez bien.

N’importe quoi. Passe le moment, ses idioties dans la tête.

Dans la réalité, elle visite. C’est grand et démeublé. Un lit, un bar-cuisine, sans doute une douche quelque-part. Le tout bétonné en gris. Quelques lumières : des néons. Bref un Hangar.

Elle s’assoit au bord du lit. Il y a une écœurante odeur de sexe. Ecœurante comme du sexe en solitaire.

Il lui apprend qu’on lui prête l’endroit : il peut y travailler et y vivre, ce dont il a besoin. Il lui sert un verre de vin. Elle boit. Il parle de sa vie, de son boulot. Elle sait qu’ils ne sont pas du même monde.

 

Ils sortent. Une autre de ces soirées décalées, un truc de son âge. Olga ne sait jamais si elle aime ou non.

Enfin c’est toujours plus facile de plaire en gigotant son corps…

 

 

 

Musique : Sami K feat Diva Avari, Fucking Bitch.

 

 

par Arcadius
Vendredi 28 mars 2008
publié dans : Chroniques communauté : Etre pour les autres.
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Une goutte tombe.
Infiniment pleine de ce bruit d’eau.
Insoutenable.
Un robinet fou.
Vertige propres aux noctambules prisonniers des effets d’une substance ‘énergisante’.
Etouffement crépusculaire imposant.
Elle se lève poussée par une force.
Force martyrisante biologique inattendue indue.
La faim.
Festin avec les éphémères d’un soir.
Le frigo est vide.
Irrépressible sentiment de désespoir.
Epouvantable vacarme de l’organe affamé.
Montée du vertige puissant sous-jacent.
Une cigarette.
Ravitaillement sommaire en sucre.
Quantité d’alcool.
Un litre de café serré.
L’excitation du cerveau et des mains en adéquation avec la nuit la plus sombre, la plus froide. Appropriée à l’euphorie méprisante de la vie nocturne.
Vie des êtres étranges et instables.
Affection.
Bain à la menthe.
Les yeux, la bouche.
Grands et rouge.
Ses cheveux sont clairs, un peu long.
Une connivence avec le miroir.
Elle les détache.
Vite-fait un pantalon noir moulant et un corset noir et doré.
Pas trop de temps pour ça.
Olga n’aime pas.
Taxi.
Les rues.
Les lumières.
La vie.
Un néon cassé dans un couloir sinistre.
Ténèbres obsédants irréguliers.
Un entrepôt.
Ni sale, ni malsain.
Silencieux et glauque.
Parfois un rire, une chute, une danse détraquée.
Olga se fond dans la foule.
Musique forte et rythmée.
Elle boit.
Pas vraiment consciente.
La douleur passée présente à venir sur les épaules.
Elle tourne.
Olga va mal.
Elle sort.
Olga regarde les étoiles.
L’immensité du ciel c’est rassurant.
Il est là.
Pensif, lointain.
Elle s’assoit.
Coup de soleil, coup de lune pfft.
Il lui a juste soufflé : « ne pas sourire c’est un meurtre de cœur ».
 
 
 
Musique : Béla Bartok
Dessin : Smokecity, 6NEK, 08
par Arcadius
Mercredi 19 mars 2008
publié dans : Chroniques communauté : les auto-édités
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Chroniqueur

  • : Olga
  • olga-chroniques
  • : L'histoire d'une jeune femme prise dans le tourbillon de la vie... Rien de plus ordinaire??

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