Infiniment pleine de ce bruit d’eau.
Insoutenable.
Un robinet fou.
Vertige propres aux noctambules prisonniers des effets d’une substance ‘énergisante’.
Etouffement crépusculaire imposant.
Elle se lève poussée par une force.
Force martyrisante biologique inattendue indue.
La faim.
Festin avec les éphémères d’un soir.
Le frigo est vide.
Irrépressible sentiment de désespoir.
Epouvantable vacarme de l’organe affamé.
Montée du vertige puissant sous-jacent.
Une cigarette.
Ravitaillement sommaire en sucre.
Quantité d’alcool.
Quantité d’alcool.
Un litre de café serré.
L’excitation du cerveau et des mains en adéquation avec la nuit la plus sombre, la plus froide. Appropriée à l’euphorie
méprisante de la vie nocturne.
Vie des êtres étranges et instables.
Affection.
Bain à la menthe.
Les yeux, la bouche.
Grands et rouge.
Ses cheveux sont clairs, un peu long.
Une connivence avec le miroir.
Elle les détache.
Vite-fait un pantalon noir moulant et un corset noir et doré.
Pas trop de temps pour ça.
Olga n’aime pas.
Taxi.
Les rues.
Les lumières.
La vie.
Un néon cassé dans un couloir sinistre.
Ténèbres obsédants irréguliers.
Un entrepôt.
Ni sale, ni malsain.
Silencieux et glauque.
Parfois un rire, une chute, une danse détraquée.
Olga se fond dans la foule.
Musique forte et rythmée.
Elle boit.
Pas vraiment consciente.
La douleur passée présente à venir sur les épaules.
Elle tourne.
Olga va mal.
Elle sort.
Olga regarde les étoiles.
L’immensité du ciel c’est rassurant.
Il est là.
Pensif, lointain.
Elle s’assoit.
Coup de soleil, coup de lune pfft.
Il lui a juste soufflé : « ne pas sourire c’est un meurtre de cœur ».
Dessin : Smokecity, 6NEK, 08
par Arcadius
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Mercredi 19 mars 2008
publié dans :
Chroniques
communauté :
les auto-édités
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Idées inconnues