Olga rêve à l’amour souvent. Elle imagine des tas de choses. Une en particulier serait l’amour entre Adam et Eve, une chose si pure, si simple. Elle en frémit.
Alors elle imagine ce qu’ils pourraient se dire, dans un petit coin paradisiaque de sa tête, elle met en scène.
C’est le matin A et E se réveillent. Fraîche lumière. Calme. Pépiements d’oiseaux.
A : « Bonjour étoile du matin, la rosée est-elle assez fraîche pour que l’on s’y baigne ? »
E : « La nuit m’a été douce. La rosée est toujours parfaite pour que l’on s’y baigne. Allons-y »
Dans une flaque de rosée
E : « As-tu bien dormi ange ? La nuit était belle, parfaite pour les rêves. »
A : « Peut-on s’intéresser à quelque chose d’autre ? La nuit est obscure et reste la nuit. Parlons du jour puisqu’il est là. Nous n’avons pas
encore vu toutes les espèces d’animaux. Allons les voir. »
E : « Oui cela pourrait être amusant. Nous pourrions prendre quelques fruits et partir plusieurs jours. »
A : « Bonne idée. Cet endroit devient lassant. On y a déjà tout vu. Puisque les choses ne viennent pas à nous. Allons voir les
choses. »
E : « Partons à présent. »
Et c’est toujours la même chose, Olga interrompt sa rêverie un peu amère. Elle se dit que décidément ça doit être bien ennuyeux d’être parfait dans un univers
parfait. Elle secoue la tête, bien contente de revenir à la réalité, où l’amour ne ressemble jamais à ces rêveries.
par Arcadius
Mardi 29 janvier 2008
publié dans :
Chroniques
créer un trackback
recommander
2
Voir tous les articles
Idées inconnues